mai 15, 2006

Derniers moments en Australie occidentale

Désolé pour tout ce temps d’attente, mais il s’est passé pas mal de choses depuis le dernier article. Mais reprenons chronologiquement, comme cela, je serai certain de ne rien oublier. Aux dernières nouvelles, nous devions quitter Margaret River.

C’est chose faite, puisqu’il y a 3 semaines environ, nous avons fait le tour des maisons des personnes que nous connaissions afin de faire un dernier au revoir. Mais avant, nous avons quand même pris le temps de réaliser quelques activités touristiques. Ainsi, un dimanche, nous avons embarqué avec notre ami Clinton qui est guide pour des balades en canoë. Nous avons donc réalisé un tour de 4 heures avec à la clé visite d’une grotte, explication de comment se nourrir dans le bush, mais aussi un pique-nique très agréable sur les bords de la rivière avec des produits uniquement issus du Bush.

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Je commence vraiment à bien connaître la nature ici et je me sens vraiment à l’aise dans cet environnement. Une petite plante ressemble à notre céleri, il y a aussi des petites tomates du bush appelé quondong mais aussi des petits oignons très fort et beaucoup de plantes à sucer au goût de kiwi, de noix de coco ou d’épinard. Certaines fois, je me sens ridicule d’être dans une nature aussi riche, de passer à côté sans même savoir que tout est en abondance ici. Le Sud de l’Australie occidentale est particulière pour cela, c’est une bande de littorale très riche, la seule à vrai dire de tout l’état. Le reste c’est du désert, du désert et encore du désert. C’est pour cela que j’ai pris également beaucoup de temps pour visiter cette région ; outre la richesse de sa faune et de sa flore, il y a une histoire très intéressante sur la présence française avant la colonisation par les britanniques. Quoiqu’il en soit, je ne peux malheureusement pas m’étendre pour l’instant sur ce sujet très intéressant, mais je pense de plus en plus à l’écriture d’un livre à mon retour afin de donner la perspective conjuguée de la colonisation anglaise ainsi que de la présence française antérieure vu par les australiens et les aborigènes.

Nous avons terminé la journée par une course sur les 100 derniers mètres de la rivière avant de réaliser une « photo de famille » en compagnie de Clinton et de toute la troupe. Vous ne trouvez pas que Clinton a des airs de Bob Marley ? D’ailleurs pour l’anecdote, un des fils de Bob Marley vit à Perth.

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Le soir même, nous sommes allés dormir sur une plage, et je vous mets une photo de l’autre côté du Van, car je crois, si mes souvenirs sont bons, ne jamais vous l’avoir montrée :

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Cette extraordinaire peinture a été réalisé par David West, alias Westie, un peintre de renom dans la région. Celle-ci représente la baie d’Espérance originale, c'est-à-dire avant l’arrivée des colons. Le jour où il réalisa cette « œuvre », j’étais assis sur une chaise près du Van. Je le regardai, j’essayai de comprendre sa gentillesse et de contenir mes larmes. Mais ce fut plus fort que moi, j’explosai en sanglot. Pourquoi tant de gentillesse et de partage avec moi, l’inconnu qui arrivait à Espérance depuis quelques jours et qui fut tout de suite intégrer dans cette famille aborigène. Je n’ai pas d’argent, je n’ai que moi, ma façon d’être, je n’ai rien de particulier et pourtant, les gens font toujours preuve de générosité extrême. Ce fut trop pour moi, je ne pouvais plus me contenir, moi qui ai toujours été habitué dans mon pays à échanger chaque service contre une quantité d’argent. Ce fut l’instant ou je commençai à découvrir une nouvelle approche de la vie, basée sur autre chose que le matériel. Quoiqu’il en soit, comme beaucoup d’artistes, Westie a une fâcheuse tendance à boire trop d’alcool. Il me demanda d’aller acheter des bières, chose que je refusai instamment car j’avais pris connaissance du fait que les aborigènes (même s’il n’est que 50% aborigène) ne supporte pas l’alcool. En effet, ce n’est pas dans leur culture et lorsque les blancs arrivèrent avec leur lot de maladies, d’alcool, de lapins, de renards, et j’en passe, ceci commença à décimer ce peuple présent depuis au moins 55000 ans (On a retrouvé des sites avec des ossements datés au Carbone 14 de cette époque dans la région). Ainsi je rechignai à lui acheté de l’alcool, mais après m’être fait convaincre par son entourage, je cédai. Ainsi, il bu, il peignit, il rebu, il repeignit et moi, je contemplai inlassablement l’œuvre qui prenait forme. Dans mes sanglots, Gail, la sage de la communauté venait me réconforter avec une tendresse maternelle qui me manquait aussi, moi qui suis loin de mes bases. Westie continua, m’expliquant en titubant qu’avec 3 couleurs, tout est possible. Il avait pris soin de placer sur son pochoir du rouge, du vert et du bleu. Il grogna, il me dit que son professeur à l’époque n’aimait pas le bleu, trop de bleu enlevait du contraste à l’œuvre finale. Par esprit de contradiction et de revanche je pense, il en rajoutait une couche supplémentaire. Toujours plus de bleu, toujours plus. Une fois l’œuvre terminé, il me dédaigna, tourna les talons et s’ouvrit une dernière bière avant de s’affaler et de s’endormir sur un canapé à l’intérieur de la maison devant un match d’ « Aussie Rules » (football australien). Deux jours plus tard, je rencontrai de nouveaux Westie à la plage, le Van ainsi fraîchement repeint. Il se dirigea vers moi et me demanda d’un air méprisant : « Qui a peint ton Van, garçon ? ». Je lui répondis que c’était lui deux jours plus tôt. Il ne se souvenait pas. Il contempla attentivement le Van, observa la pureté des courbures et se mit à pleurer. « C’était bien toi Westie, c’est toi qui a fait ça et personne d’autre. Je ne saurai jamais comment te remercier pour ta bonté »…

Voila la vraie histoire de ce côté du Van. A partir de ce jour, plus rien n’a été comme avant pour moi. Ultrasensible, cet épisode fut une énorme leçon de morale. Je vous avoue tout de suite que j’écris cela à la volée, je tape sur les touches de mon clavier sans réfléchir, mais je me rends compte que mon périple a été depuis cet instant une succession d’événements émotionnels très fort. Je veux vraiment essayer d’écrire un bouquin.

La suite de l’aventure nous amena au centre culturel aborigène Wardan. Vous pouvez allez faire un tour sur leur site Web, c’est ici.
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Après la journée canoë, nous nous sommes retrouvés avec Clinton au Settlers Tavern, la bar de Margaret River. Quand vous pénétrez dans ce bar, vous êtes plongé directement dans l’atmosphère 100% australienne. Au fond à gauche, des écrans qui passent toute la journée des courses de lévrier et de chevaux où les gens peuvent parier quand ils le veulent. Je ressens l’ambiance très masculine du bar, il est 4 heures de l’après midi et déjà beaucoup de gens se pressent pour commander des bières. Je ne peux m’empêcher de penser que tous ces australiens sont des descendants d’anciens prisonniers, les premiers à avoir foulé cette terre australe. Le langage est dur, mal dégrossi, les paroles fusent dans le bar, pas de retenue. Je rejoints Clinton à une table, il est en présence de Nina, une femme aborigène. Comme toutes ces personnes au grand cœur, Clinton a une attirance pour la bouteille. Il est déjà dans un état de gaieté lorsque j’arrive. Je commande un autre pichet. Moralement, je ne suis pas au mieux, avec Maribel, il nous reste quelques dollars pour rejoindre Perth et vitre travailler là-bas, on n’a pas beaucoup de marge d’erreur. Je commence à fixer les écrans au fond du bar par curiosité et le questionne sur le fonctionnement de ce système. Il m’explique et me donne 5 dollars. « Vas y, choisi un lévrier sur la prochaine course, choisi un nom qui te plaît ». Je scrute attentivement l’écran, passant en revue chaque nom de chien. « Ok, ce sera Ghostly Hayanar, le numéro 4 ». Je ne sais pas trop ce que signifie ce nom, mais ca me plaît, on verra bien. La course commence, les lévriers foncent à une allure folle, telle des aventuriers en quête du Graal. La course s’achève, mon toutou franchit la ligne en première position. Bingo ! Ce n’est pas le jackpot, masi je double la mise et empoche 10 dollars. Le début de la fortune ? Je n’en sais rien, mais ca fait plaisir et c’est de bonne augure. Je veux les redonner à Clinton, après tout, ce n’était pas mon argent. « Garde le garçon, ce fut ton choix, tu l’as bien mérité » me rétorque t’il. J’accepte, je commence a être habitué de la manière d’agir des australiens. Dans le même temps il a gagné 600 dollars cet après-midi là, et avec l’effet de l’alcool en plus, je sens une subtile euphorie dans ses yeux. Pour ma part, je n’ai jamais aimé parier, je n’aime pas trop les jeux de hasard. Trop risqué ?
L’après midi continue, Maribel me rejoint après avoir acheté quelques perles pour réaliser des colliers. Nous faisons la connaissance de Nina par l’intermédiaire de Clinton. Le courant passe tout de suite, Nina semble une femme extraordinaire, avertie et pleine de subtilité dans son regard. A peine le temps de se présenter qu’elle nous prend par le bras pour nous emmener dehors. On ne comprend pas tout de suite, que se passe t’il ? Elle nous approche vers un grand arbre et prend méticuleusement ses feuilles qu’elle broie ensuite entre ses mains. Nous approchons notre visage pour sentir et à notre grande surprise une odeur envoûtante de citronnelle se dégage de ses mains. « Vous voyez, c’est un lemon tree. Vous pouvez récolter ces feuilles et les mettre dans votre garde robe, ça fait fuir les thermites et autres moustiques et en plus ça sent très bon ! ». Le conseil est noté, nous prenons quelques feuilles pour embaumer notre van. Nous retournons au bar, échanger quelques discussions de comptoir puis elle nous invite à se revoir le lendemain au centre aborigène Wardan qu’elle détient avec sa famille. Le rendez-vous est pris.

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Le lendemain, nous avons donc passé la journée au centre aborigène. Ci-dessus, c’est Nina. Cette journée fut très agréable et encore une fois j’en appris beaucoup sur le peuple aborigène de cette région, les Nyoongar. Après une démonstration de comment allumer un feu avec deux bouts de bois, Nina nous montre en action comme faire de la colle pour réaliser des outils de toute sorte. Les aborigènes étaient extrêmement en avance pour leur temps, puisque la première colle réalisée par les blancs pour coller des matériaux différents ne remonte qu’à quelques décennies. Chez les aborigènes, un peu de résine d’arbre Balga, du charbon et de la crotte de kangourou permet de réaliser une colle pour fixer par exemple une pierre aiguisée sur un bout de bois pour en faire un couteau. Technique ancestrale qui fait toujours ces preuves. Si la fin du monde approche, je saurai toujours où me réfugier ! Le savoir faire se transmet de génération en génération à travers ce centre, pour des regards parfois ébahis de touristes curieux de cette richesse culturelle. Nous avons ainsi passé la journée entre une initiation au jet de lance, la visite du centre mais aussi beaucoup de discussion sur l’histoire et les légendes locales.

L’épisode de Margaret River s’est ainsi achevé en beauté, et nous pouvions remonter à Perth pour continuer le périple. Nous en avons profité pour faire un détour au lac de Clifton, histoire de faire une pause et prendre notre déjeuner.

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Quel endroit paisible. L’australie est formidable pour cela. Peu de gens, beaucoup d’espace, ce qui facilite la réflexion et la méditation. Il n’y a pas toute cette agitation, ce bruit et cette pollution que l’on peut retrouver dans les villes. Quand on est dans le bush, on ne triche pas. On est face à soi-même et on n’a aucune distraction pour se divertir. Le grand avantage dans tout cela ? On développe ses sens. Toutes les odeurs marines et florales ou animales ressortent, nos yeux parcourent incessamment ses immenses paysages à perte de vue. On devient plus sensible aux moindres détails. Les oreilles s’accoutument est bientôt, nous sommes capable de reconnaître distinctement chaque espèce d’oiseau différente. On apprécie chaque moment comme il se doit, sans penser au futur, mais bien à l’instant présent. C’est si agréable.

Le voyage reprend, nous passons à Mandurah.
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A partir de ce point, la ville reprend ses droits. Sur 150 km, il s’est construit 65000 nouvelles maisons. Avec une économie en plein boom, une croissance de 8% par an et un tôt de chômage qui vient de redescendre sous la barre des 4% (jamais vu depuis 1976), il n’y a que les feignants, les handicapées, les drogués, et les surfeurs qui ne travaillent pas. Ici, si tu veux travailler, tu peux ! Du jour au lendemain. Les maisons valent entre 200 et 400000 euros, ce qui est raisonnable sachant qu’en travaille dans le Nord, on peut gagner allègrement 80000 euros par an… L’Australie occidentale ne représente que 18% de la population australienne, 1/3 du territoire et pourtant 45% des revenus de l’Australie. Dans ces conditions, des rumeurs d’indépendances circulent ci et la, mais nous rentrons à présent dans un débat politique… STOP !

Notre ascension continue et nous arrivons aux portes de Perth.

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La ville… Ce n’est pas pour m’enchanter, après tant de mois passé à la campagne loin de tout stress, pollution et circulation. Mais c’est comme ça. Des fois, dans la vie, on n’a pas le choix (tout du moins, on a l’impression de ne pas avoir de choix !). Nous sommes à court d’argent avec Maribel et le temps presse.

Vous vous rappelez, les filles rencontrées chez Christian ? Hé bien, c’est chez elles que nous avons décidé de poser nos bagages. Une maison de fou en vérité. 2 maisons côte à côte où vivent 9 personnes. Tout est ouvert, des poules circulent ci et la, un filet de pêche est même installé dans un arbre pour des réunions en petit comité !

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La visite continue, ce sont 9 jeunes d’une trentaine d’année qui ont décidé de prendre possession des lieux, et le bouche à oreille continue, si bien qu’il y a déjà 5 maisons dans le quartier juxtaposées où tout le monde peut passer de jardin en jardin. Toute une énorme bande de potes. Déboussolant !

Le « maître des lieux », c’est lui : Jason

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Une trentaine d’année, un peu beaucoup déjanté mais très gentil. Sa dernière invention, une pisince au fond du jardin. Il est donc entrain de creuser et projette de faire une petite cascade mais aussi de mettre des poissons afin d’être au contact plus proche de la nature !?!?

Il est ici depuis une dizaine d’année, c’est le vieux de la vieille. Sa passion ? Les jouets.

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Convaincus ? Ici, c’est un tableau rempli d’armes bien sûr factice au cas où des ennemis viendraient l’attaquer ?!?!

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Ca c’est la pièce à jouet. Il adore tout ce qui est maquettes mais aussi figurines. On appellerait pas sa une névrose ?

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Voila donc un peu pour l’énergumène, vous vous imaginez un peu dans quel endroit nous sommes tombés !
J’en rigole ceci dis maintenant, mais à court d’argent et dans une maison de « perturbés », je me suis trouvé un peu perturbé moi aussi. Je ne veux pas trop rentrer dans les détails, vous pouvez consulter pour cela l’article du Pays que j’ai mis dans la galerie photo, mais je suis parti un jour précipitamment rejoindre la famille aborigène qui m’avait accueillit à Espérance. J’ai tout laissé sur place, tout le matériel et même Maribel… J’avais besoin de prendre du recul, besoin d’espace. Encore une fois, je n’ai pas assez de recul sur l’épisode, mais le fait d’avoir projeté des plans pour le futur avec mes amis américains rencontrés un peu plus tôt m’a fait beaucoup douté. Ma famille étant très loin, il n’y avait qu’à Esperance que je pouvais obtenir force et réconfort. Et c’est ce qui c’est passé. J’ai repris également beaucoup contact avec ma famille restée en France qui s’inquiétait beaucoup pour le coup de ne pas avoir de nouvelles ; J’avais même cessé d’écrire des articles pour le journal du Pays. Encore une fois, je crois que cet épisode pour faire partie d’un chapitre entier dans un futur probable livre dans la mesure où l’absence de ses proches et quelque chose de difficile à gérer, qu’on ait 24 ans, 12 ans ou bien 50 ans.
Quoiqu’il en soit, j’ai retrouvé force, courage et santé à Espérance où Maribel me rejoignit quelques jours plus tard.
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Cette place est faite pour se ressourcer. Si à l’heure actuelle, je devais choisir une place pour m’installer en Australie, ce serait là-bas. Mais ce n’est pas au gout du jour puisque nous avons décidé avec Maribel de rentrer comme cela était prévu initialement au 15 juin. Ma famille m’aidant financièrement pour la fin du périple, je les rembourserai avec la vente du Van qui ne pourrait pas tarder. Nous finirons donc notre périple tranquillement par une halte à Melbourne avant de rejoindre Sydney pour notre vol retour à Paris.

Nous en avons profité pour assister à Pink Lake (peinture qui est également sur un des côtés du Van) à un somptueux coucher de soleil.

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Je crois que, visuellement parlant, les levers et couchers du soleil seront ce qui m’a le plus marqué en Australie. C’est difficilement descriptible, mais le ciel se pare de couleurs si différentes à chaque fois, que chaque coucher ou lever du soleil est différent. De plus, dans les plaines comme ici à Espérance, la Lune fait face au Soleil presque tout le temps et le soleil n’est pas encore coucher que la Lune a déjà repris le relais pour la nuit tombante.

Voici encore une photo d’un coucher de soleil pris il y a quelques jours. Ce qui fait rager le plus, c’est que les australiens ne font même plus attention à cela, puisque ça se produit tous les jours ! Mais pour nous voyageurs d’un temps, c’est une vraie nourriture pour l’âme !

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A Espérance, nous avons travaillé une journée dans une plantation d’ail !

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Lui, c’est Glen. Le propriétaire de la ferme. J’ai beaucoup accroché avec lui et nous avons même passé la matinée à discuter ensemble. Un vieux baroudeur plein de sagesse. Ces conseils avertis résonnent encore dans ma tête. Il m’expliquait qu’il allait venir en France en août pour acheter une planteuse et une nettoyeuse de gousse d’ail. Je l’ai donc conseillé pour préparer son voyage et donner quelques conseils « culturels » sur la France. Il m’expliqua qu’après avoir passé la majeure partie de sa vie à négocier de l’Or ; en effet, il possédait une mine d’Or à Kalgoorlie ; il a décidé d’acheter 400 hectares de terrain et de se lancer dans la culture de l’ail. L’ail n’a donc plus aucun secret pour moi et j’ai eu la confirmation par la même que l’ail ainsi que le vin rouge est bon à la santé pour combattre les effets des radicaux libres responsables du vieillissement de notre corps. Conclusion : Bouffer de l’ail et buvez du pinard, vous resterez jeunes et en bonne santé ! Je n’oublierai jamais cette rencontre, encore un australien fidèle à sa réputation : débrouillard, simple, sans artifice et avec un cœur gros comme ça.
Nous sommes repartis avec quelques dollars en poche, une quantité énorme d’ail et deux caisses de melons !

Les forces reprises, nous sommes donc remonté avec Maribel à Perth, mais cette fois-ci chez Craig, vous vous rappelez ? Celui qui nous avait accueilli lors de notre arrivée avec Seb en Australie. Nous sommes donc chez lui depuis quelques jours en attendant notre départ pour Melbourne.

Nous en avons profité pour visiter quelques plages avec Maribel.

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Ici, c’est Cottesloe. Cette maison a servi de mission pour les aborigènes. Une mission, c’est une sorte d’école où les enfants aborigènes, séparés de leur famille de force (la génération volée), venaient suivre l’éducation catholique des blancs. Ensuite, ils étaient envoyés en temps que servants pour la plupart dans des maisons de blancs. C’est aussi un chapitre très tendancieux où chacun à sa version des faits, et je ne veux pas polémiquer. La sortie au cinéma jeudi du « Da Vinci code » suffit amplement comme sujet de polémique !

Revenons à nos moutons… Nous passons donc maintenant quelques jours en compagnie de Craig. Depuis que je l’avais quitté il y a maintenant 3 mois, il s’est fait embaucher dans un bateau qui fait la navette pour rejoindre l’île de Rottnest situé à 19 km au large de Perth. Il nous a ainsi gentiment invité à monter à bord afin de visiter l’île.

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Friand de technique, j’ai pu consolider mes connaissances sur les bateaux, très semblable à l’aviation par ailleurs, mais en plus simple ! Le boulot n’est pas sorcier, et il a même le temps d’aller surfer dès qu’il y a des vagues le temps de midi. Il y a des métiers plus difficiles sur cette Terre !

Encore une fois, nous avons profité des magnifiques levers de soleil puisque nous partions chaque matin à 6 heures.

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L’île doit son nom au capitaine Willem de Vlamingh, un navigateur hollandais qui, au 17ème siècle remarqua avec sa longue vue des sortes de rats sur l’île (Rottnest signifie nid de rat en anglais). En réalité, c’étaient de petits marsupiaux, une espèce miniature de kangourous.

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En l’époque, les navigateurs à voile ne pouvaient pas s’approcher trop près, au risque de finir en épave. C’est ainsi qu’en quelques siècles, pas moins de 14 épaves bordent l’île car la faiblesse de profondeurs des lagons rendait l’accès à l’île difficile. Pour l’info, en ce moment, une réplique d’un bateau suédois est au port de Fremantle pour une halte avant de continuer son périple en Indes.

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Un aperçu des bateaux d’antan. La navigation était alors très difficile et risquée. L’histoire de l’île est très intéressante, elle servit d’abord de prison pour les aborigènes jusqu’en 1903. Ils construisirent alors prison, maison, église. Plus de 360 aborigènes sont morts là-bas. Un guide volontaire nous expliqua qu’au début, lorsque les colons sont arrivées, les aborigènes les accueillerent à bras ouvert puisqu’ils voyaient en l’homme blanc la réincarnation de leurs ancêtres. Ils leur montrèrent alors toutes les sources d’eau et les terres fertiles. Les blancs, ayant pris connaissance de tous ces lieux stratégiques commencèrent alors à repousser les aborigènes loin de ces places ce qui fit grandir la tension. Alors que le mot « guerre » n’existe pas en langue aborigène, ceux-ci commencèrent à voler dans les greniers à blé pour pouvoir se nourrir puisque privés de terres fertiles. La tension monta encore et les aborigènes furent alors jetés en prison pour des délits mineurs. La tension monta encore. En plus de cela, n’ayant pas le même langage, il était difficile de communique entre blancs et aborigènes. Pour se venger, certains aborigènes « sanctionnèrent » les colons en les tuant à l’aide de leur lance. La tension monta encore. Les massacrent de masse commencèrent et beaucoup d’aborigènes furent tués pour « un rien ». Bien sur, c’est très schématique comme explication, et c’est bien plus compliqué que cela, mais en première approche, je pense que c’est une vision objective bien que caricaturale des choses.

Cela fait maintenant 4 heures que je pianote inlassablement sur les touches de mon ordinateur, mais là j’avoue, je commence un peu à en avoir marre ! Pour finir court, je vous mets quelques photos de l’île que nous avons visitée de fonds en comble ! Craig nous prêta chaque jour des vélos pour explorer cette île d’une dizaine de km². Je m’excuse aussi pour les fautes d’avance, mais je n’ai pas le courage de relire non plu ! Vous m’en excuserez.

Ci-dessous, une plage magnifique avec une eau très calme car à l’abri du vent.

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Bien que nous soyons en fin d’automne, il fait toujours aussi bon puisque le thermomètre avoisine les 30 degrés.

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Ci-dessous, la photo « qui fait peur » de l’article ! Nous sommes maintenant habitué à voir des araignées gigantesques !

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Il y a également encore beaucoup de touristes et de bateau de plaisance dans la baie, mais de l’avis de Craig, ce n’est rien comparé à l’influence estivale.

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Ci-dessous, un gigantesque pélican immobile qui rend fou furieux une « australian seagall » qui s’est faite piquée sa place !

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Enfin, pour terminer, une dernière photo de plage…

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… et un dernier coucher de soleil.

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Voila pour les dernières news, ma façon d’écrire est assez brute de chez brute, mais j’espère que cela vous aidera à comprendre un peu plus ce pays qui est un véritable lieu d’épanouissement personnel dans ma quête de valeurs humaines et de vérité.

A bientôt pour un prochain épisode,

JP.


PS : Vous trouverez dans le galerie photo les derniers articles de journaux.

Posted by Jean-Philippe at 01:48 PM | Comments (7)

mars 06, 2006

Récit des dernières semaines vécus en Australie occidentale.

Je prends enfin un instant pour écrire une note que j’ai en tête depuis un moment. Vous savez, ce que je vis actuellement est semblable à cela : vous savez quand vous plongez votre main dans l’eau pour remuer la vase au fond d’un marais, les particules se mettent en mouvement, troublent l’eau puis tout reprend sa forme initial au détail près que toutes ces particules occupent désormais des places différentes.

C’est ce qui se passe dans mon cerveau depuis quelques temps, depuis que je suis complètement immergé dans cette culture australienne, mais aussi américaine, allemande, juive, marocaine, … Tout se trouble, et à présent tout devient limpide de nouveau à l’exception près que tout à changer de disposition et même si j’ai le même aspect physique, je me suis enrichie de connaissances nouvelles. Une nouvelle perspective, une nouvelle vision des choses en quelque sorte. Je sais qu’il est difficile pour celui qui reste au pays de comprendre ce que je vis, c’est pourquoi je vais essayer à présent de vous éclairer un peu plus afin que vous soyez au plus proche de ce que je vis, de ce qu’un voyageur peut ressentir, même si des fois cela peut vous paraître incongru car hors de notre culture française.

Pour commencer, voici un email d’un ami, Guilhem, Breton que j’ai rencontré l’année dernière lors de notre année de Master en Management de projets internationaux à Belfort. (J’en profite par la même pour saluer toute la promo avec qui j’ai passé de vraiment agréables moments !). Je ne t’ai pas demandé ton autorisation Guilhem, mais je pense que tu es consentant ;).Il comprend tout ce que je vis, et vous aidera peut-être à mieux comprendre. Jugez plutôt :

«Salut,
Je lis tes aventures avec beaucoup d'intérêt et j'attends à chaque fois la mise a jour avec impatience.
Je sais ce que sais que de vadrouiller dans des contrées perdues et de rencontrer des gens extraordinaires. Et effectivement c'est très frustrant de ne pas pouvoir partager ça avec les autres et de devoir se contenter de raconter le côté matériel des choses.
C'est pour ça que je suis retourne plusieurs fois au Liban et en Syrie pour retrouver des gens et une façon de vivre que j'adore.
C’est sur que les gens qui ne vivent pas ce que tu vis et pour lesquels la vie continue en France depuis que tu es parti ne peuvent pas comprendre tout ce que tu es en train d'apprendre sur toi-même.

"Le touriste sait quand il reviendra, le voyageur ne sait même pas si il reviendra"

Continue a vivre tes rêves sans te soucier de ce que les gens en pensent!! Bon courage à vous pour la suite,

Guilhem. »

Quoiqu’il en soit, Guilhem a raison, dans la mesure où je ne rentrerai pas mi-juin comme prévu. Initialement, je devais rentrer puis voir quelques matchs de la coupe du monde de football en Allemagne avec Maribel et quelques amis, ensuite faire la saison touristique en Corse au camping de Sagone (Toutes mes excuses Sylvia pour ma promesse de venir bosser avec toi, mais toi aussi tu comprends ce que je vis après deux mois passés à visiter les îles de l’océan Pacifique !) pour finalement passer mes concours de Pilote de ligne chez Air France, raté de peu l’année dernière.
Après mûre réflexion depuis mon arrivée ici, j’ai décidé de prolonger mon séjour pour… quelques temps, je ne sais pas combien encore. Chaque jour qui passe ici est unique, différent, loin du stress et proche des vraies valeurs de la Vie. Une chose manque encore pour que ma plénitude soit totale : Ma chérie peruvienne, Maribel.

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Vous comprenez ? Et ce manque sera comblé dans quelques jours puisque Maribel arrive à l’aéroport de Perth le 21 mars.

Bien sûr ma famille me manque, Papa, Maman, Bibou, Soph’, Yaya. Et c’est aussi quelque chose qu’il est difficile à saisir, as t-on contact régulièrement ? De quoi parle t-on ? Et bien, à notre plus grand bonheur, on parle de vraiment tout et régulièrement. Je les appelle chaque semaine au minimum et ils me donnent tous les feedbacks dont j’ai besoin d’entendre.

Ces discussions régulières sont très importantes pour moi et me permettent de me sentir en sécurité même à l’autre bout du monde. Il est important d’avoir une base solide quand on voyage sur des terrains mouvants et inconnus. Merci pour l’éducation que vous m’avez inculqué… !
Finalement je m’imagine tous ces reporters à travers le Monde, ce ne doit pas être évident à vivre mais c’est la vie passionnante en dehors de ses bases qui donne toute cette force, cette énergie, cette excitation, cette fureur de vivre.
Ecoutez attentivement la vie des autres, voila une activité très riche en émotion ! Cette semaine, j’ai passé un moment avec ces aborigènes sans domicile à Perth, cette femme devant moi, elle pleura quand sa mère, atteinte d’un cancer, dont elle a été séparée plus de 30 ans, vint nous rejoindre. Séparée des siens par les colons, ça dura jusqu’en 1970, on appelle cela la « stolen génération », génération volée. Comment accepter ? Regarder le côté sombre des Hommes, comment souvent, l’Homme peut agir de manière cruelle. Et ça continue encore maintenant, il n’y a qu’à regarder en Afrique, en Irak, au Kosovo, en Afghanistan,…

Bref, je ne veux plus me voiler la face, feindre de ne pas comprendre, j’ai la possibilité d’agir maintenant, d’essayer de rendre la vie meilleur à tous ces gens, il y a une part d’eux en moi.

C’est pourquoi nous sommes entrain de concrétiser ce projet de film avec ces personnes formidables : Josef le marocain, Syndee la juive et Markus l’allemand. Nous avons toutes les compétences réunies et la créativité afin de réaliser quelque chose de bien. Et si ça marche ? Hé bien, vous aurez eu la chance de partager ce projet dès ces prémices avec nous à travers le site et le journal du Pays, une vraie « Success story » car je crois en ce que nous accomplissons en ce moment. Et si ça ne marchait pas ? Eh bien ce n’est pas si grave et on aura passé de fabuleux moments ensemble ! Voila l’énergie que l’Australie est capable de donner à ses autochtones et aux voyageurs qui comprennent l’Australie telle qu’elle est vraiment.

Voici à présent quelques photos prises dernièrement. Je dois avouer que j’ai été un peu flemmard ces derniers temps, mais j’ai préféré m’investir complètement dans ce que je vivais plutôt que contempler les choses avec un œil de photographe. Prendre des photos casse quelques fois la dynamique d’un moment saisi sur le vif.

La photo suivante, je l’ai prise à Espérance chez la famille aborigène qui s’est occupée de « relooker » notre van. Une famille que je n’oublierai jamais et que je revisiterai bientôt, quand Maribel arrivera. Gail Yorkshire, à gauche est un « elder », une personne qui a tout le savoir dans la culture aborigène. A côté, Josef mon compère et deux des fils de Gail : Trevor et Jarret. Trevor a joué dans Rabbitproof fence, un film référence en Australie sur les aborigènes (Génération volée). La photo fut prise dans leur maison et je dois reconnaître que nous avons été littéralement adopté par cette famille extra. J’ai vécu beaucoup de « premières expériences avec eux : Manger des langoustes d’eau fraîche, mais aussi nager avec un phoque tout en pêchant au harpon, découvrir la formidable plage de Lucky Bay, passer des heures à écouter l’histoire et la culture aborigène qui est uniquement de tradition orale. (Très peu de livre existe sur les « vraies légendes » aborigènes.

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Voici maintenant quelques photos de la famille chez qui nous avons passé trois semaines à Margaret River. Clinton, le père est de Papouasie Nouvelle Guinée et Lydia, sa femme est roumaine. Ils ont quatre enfants merveilleux qui m’ont fait vraiment passer du bon temps. Ils ont été élevés dans le bush ; loin de la ville et Lydia a accouché de ses quatre enfants dans une rivière ! Je les apprécie vraiment.

Ici, c’est Keanu, 4 ans, Ziah 7 ans et Tiara 9 ans. Ils sont tous plus débrouillard que moi et sont incollables sur mes questions concernant la nature et comment se nourrir dans le bush !

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Ici, c’est Ziah et Keanu, admirez la fraternité ! Ces enfants ne s’ennuient jamais !

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Là, c’est Clinton, le papa, un pécheur et chasseur hors pair. Il tue les kangourous avec de grandes flèches qu’il lance et les émeus (sorte de grande autruche, symbole de l’Australie avec le kangourou) avec un boomerang. Il fabrique aussi ses digeridoos et tam-tam (avec des peux de kangourous).Quand on fait des embardés à bord de son 4x4, on est sur de revenir avec quelque chose à manger !

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Une autre photo de Keanu, quatre ans, mangeant du « sweet corn », ce maïs doux dont les australiens sont friands.

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Un jour, nous nous sommes amusé avec Syndee, à réaliser un court film s’intitulant « The forest of Menang ». Les acteurs principaux ont été les enfants et ils ont participé à la rédaction du script. Nous les avons habillés et nous avons passé un moment riche en fous rires ! Nous travaillons maintenant sur l’édition du court métrage, je le mettrai sur le site dès que nous l’aurons fini.

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Keanu a très bien assumé son rôle de « nain » délivrant la fée du mauvais sort jeté par un ogre et une ogresse !

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Voici une autre photo d’un coucher de soleil pris devant leur maison. Chaque soir le ciel se pare de couleurs chaudes et différentes selon l’inclinaison des rayons du soleil ce qui donne un caractère surnaturel au paysage. Vous comprendrez pourquoi j’aime passer des nuits à la belle étoile ici avec un matelas près du feu. Ma seule mauvaise expérience « nocturne » fut lorsqu’une grenouille s’installa sur mon front en pleine nuit ce qui eut pour effet de me réveiller précipitamment et je fis déguerpir au plus vite. Mais généralement, en restant près du feu, on peut dormir tranquillement car les serpents, araignées et autres bestioles en tout genre sont effrayés. Il existe aussi toute sorte de bois, du très dur au très tendre. Une seule bûchette de bois dur peut tenir un feu éveillé pour une journée. Très utile lorsqu’on allume un feu en 15 minutes avec deux bâtons de Belga tree. (arbre servant d’allumette).

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Voici la petite dernière des quatre, Grace, 6mois dans les bras de sa maman de 30 ans. Beau travail n’est-ce pas ?

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Enfin, une dernière photo de Clinton qui a revêtu sa toque de cuisinier pour l’occasion. Il préparait un Bream fish, poisson végétarien ainsi que des abalones, mollusque comparable aux noix saint jacques. Un régal, surtout lorsque c’est toi qui récolte les coquillages et les poissons !

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La photo suivante est une dédicace à Peter, le propriétaire de la ferme biologique où nous avons travaillé une journée en échange de fruits et légumes organiques. Une personne formidable. Une preuve ? Sur l’affiche il est écrit : « Chers clients, vous êtes les bienvenues pour vous servir vous-mêmes, laissez juste la monnaie dans la boîte. Si vous avez besoin d’aide, appelez avec la radio, nous serons heureux de vous aider ». Une belle démonstration de la confiance que font les gens aux gens en Australie. Imaginez vous cela en France ?

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Voici enfin les photos prises récemment, depuis que nous sommes remontés à Perth dimanche dernier. La photo est prise dans le 4x4 à Markus avec l’équipage ! Si vous êtes attentif, vous pouvez apercevoir ledit Markus dans le rétroviseur central.

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Une photo prise sur le vif, ce sont toujours celles-ci les mieux réussies…

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Coucher de soleil sur les rives de Perth, il faut le voir pour le croire.

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Ci-dessous, une photo de Syndee et Josef. Ils se connaissent depuis 7 ans, se sont mariés il y a 4 ans à Hawaï et ont déjà fait trois fois le tour du monde. Je vous parlerai d’eux prochainement avec un profil complet car ils ont déjà vécu beaucoup d’expériences !

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Enfin, nous avons passé trois jours cette semaine dans le studio d’enregistrement d’un ami d’un ami de Markus : Dom

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Le studio se situe dans le jardin de Dominique. Dom est un australien d’origine italienne, fan d’arts martiaux et de musique. George Martin (ou le cinquième Beatles comme certains l’appelle, car il était le producteur son des Beatles) l’a même aidé dans le design de son studio ! Ci-dessous, une photo de Dom à la guitare. En arrière plan, Coral, sa femme d’origine birmane qui garde toujours le sourire !

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Voici une photo des « performers » !

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Nous enregistrons le Cd de Josef qui est un rappeur freestyler américain. En français, je dirais qu’il chante des musiques improvisées et le résultat est étonnant. On n’aime ou on n’aime pas, mais en tous les cas on ne reste pas indifférent. Je mettrai une chanson en ligne lorsque nous aurons achevé le travail, j’attends vos feedbacks !

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La photo suivante a été prise dans la maison de Dom. J’en profite pour vous présenter Markus, l’avant dernier protagoniste de l’équipe (Avant dernier car Maribel arrive pour sceller l’aventure). Un allemand originaire des bords du lac de Constance en Bavière. Il vient d’obtenir fraîchement son baccalauréat, puis a effectué son service civil avec des handicapés avant d’atterrir ici. Je le considère comme le scientifique écologique de l’équipe. Il écrit également des lettres d’informations en Allemagne concernant son aventure. On y reviendra plus tard…

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Et bien sûr, comme on travaille très dur en ce moment, des très bons repas sont bien mérités quelques fois ! Ci-dessous, un couscous préparé par notre spécialiste marocain Josef.

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La dernière photo pour cet article sera la suivante : Toute l’équipe devant la maison que l’on nous a prêté pour la semaine. Nous en avons profité pour la décorer afin de tourner quelques films très amusants !

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Voila, j’espère que cet article vous aura plus, j’essayerai à présent de vous faire partager un peu plus la culture australienne dorénavant.

Je m’excuse par avance pour les fautes et pour les personnes qui pourraient être offensés (Clin d’œil à toi Thérèse qui suit mes aventures avec passion !), mais je ne relis jamais mes articles. C’est du 100% brut !

Je voulais aussi faire un clin d’œil à un allemand de l’Est rencontré il y a maintenant deux mois et qui parcours le monde. Il a 28 ans, est ingénieur en mécanique… mais préfère voyager... Ca ne vous fait pas penser à quelqu’un ? Quoiqu’il en soit, voici un lien sur son site, vous baverez lorsque vous verrez ses photos 100% originales. Cliquez ici

Dans le même genre, je voulais faire de la pub pour les amis d’une ami qui viennent de partir depuis quelques mois réaliser le tour du monde en vélo pour deux ans. Ne faites pas de même, ils sont triathlètes ! Cliquez ici

Vous retrouverez ces liens permanents dans la section "Liens vers d'autres sites" a droite du site.

Une dernière chose, et pas des moins importantes, nous souhaitons relooker le site Web prochainement et j’ai besoin de feedbacks (commentaires de votre part) concernant notre projet. Ainsi, je demanderai à chaque personne qui a lu CET ARTICLE (même dans 3 mois), et même si je ne vous connais pas personnellement, de laisser un message au bas de cette page. C’est important. Juste un mot, une phrase pour vous présenter, comment vous avez découvert le site,… Vous pouvez aussi nous encourager ou bien dire que vous trouvez cela nul et inutile…

Je vous dis à très bientôt,

Jp.

Posted by Jean-Philippe at 12:08 PM | Comments (15)

février 27, 2006

Des nouvelles d'Australie

Bonjour a tous,

Nous tenons a nous excuser, Seb et moi-meme pour ce long silence, mais je crois que nous en avions besoin autant l'un que l'autre pour pouvoir enfin profiter reellement de l'Australie, telle qu'elle est.

Ainsi, nous avons ecrit que tres peu d article depuis un mois mais qu'est-ce que nous en avons pris pleins les mirettes! A tel point que je me suis senti parfois destabilise, comme une grande claque dans la figure. Depuis quelques temps, j'aborde ma vision du monde d'une autre perspective a mon plus grand bonheur.
Il est tres difficile pour moi de retracer tout ce que j'ai vecu, mais depuis cette rencontre avec Joseph (alias Moon) et Syndee (alias Sunday) a Albany chez Theresa (alias Jazz), j'ai decide de prendre le risque de les suivre dans leur projet de realisation de film. Mais apres tout, est-ce vraiment un risque ? Depuis cette rencontre, il est vrai, nous passons moins de temps ensemble avec seb, mais nous vivons a 100% ce dont nous avons toujours reve de faire. Ainsi Seb commence a ecrire ses chansons, et moi, je me lance pour de vrai dans la creation de films documentaires. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j ai deja realiser un film en Corse durant 6 mois afin de promouvoir le tourisme. Je reconnais que le resultat n a pas ete tres professionnel, mais il representait plus un challenge pour moi. Finalement, je me rends compte que toute chose commence par un debut et ce film m a servi de base technique pour le film que nous allons realiser. Je vous ecris actuellement depuis l ecole d'art et de cinema de Perth, je dois avouer que les infrastrucutres n'ont rien en commun avec celle de la France. J ai fait mes etudes en ecole d ingenieur en informatique durant 5 ans a Belfort et on se battait pour avoir du materiel decent. Ici je suis dans une salle remplis de Mac (ordinateur apple) flambant neuf, avec ecran plat ultralarge. Ce doit surement etre les mines d'or non loin que ramene cet argent...
Quoiqu'il en soit, j'ai decide de faire le saut et de les joindre dans cette aventure folle. Nous avons tous les outils a notre disposition. Moon a un master en biologie/microbiologie ainsi que de nombreux talents musicaux dans le domaine freestyle (rap et beatbox). Il est maroccain d origine et a passe sa vie entre l'Alaska, l'Oregon aux US, mais a aussi vecu 3 ans en Australie, au Maroc, 5 fois en nouvelle zelande. Il est comme un frere pour moi a present, tellement nos discussions sont profondes. Syndee, elle, est juive, elevee a Las Vegas. Son pere est multimillionaire, detenteur de la compagnie Natpro, un fournisseur de piece detachee pour Ford, General Motor,... Cependant, apres avoir baigne dans l'argent, elle a eu le courage et la force d'envoyer balader son pere qui voyait l'argent comme solution a tous les problemes. Elle est desormais en ecole de cinema a Perth (depuis ou ecris l'article) et je dirai, qu'elle est le cerveau de l'expedition tant elle a un sens innee du business (de par son education dans une famille juive), et est en relation avec des aborigenes dans les territoires du nord.
Et moi dans tout ca ? Et bien, je dirais que quelque chose de tres spirituel nous a fait nous rencontrer, il me font confiance et ils apprecient mon mental solide face a toutes les situations. Et ils en ont eu la preuve de nombreuses fois depuis notre rencontre. Nous sommes donc le noyau dur de ce projet que prend de plu en plus forme dans ma tete.
Et si ca ne marchait pas ? He bien, ce n'est pas tres grave, au moins on aura essaye, et de plus on aura eu vraiment beaucoup de plaisir dans cette expedition.
Quoi de prevu maintenant alors ? Tout d'abord, je peux maintenant vous faire part d'un sentiment qui me tient beaucoup a coeur... En un mot, ou plutot un prenom c'est Maribel.
Certains d'entre vous la connaisse, c'est ma cherie peruvienne rencontree au mois de juillet a Paris lors de mon stage de fin d'etudes. Nous avons eu un beau challenge puisque des le debut, je lui ai fait part de mon projet en Australie et nous nous etions dit que nous verrions en temps voulu comment cela se passerait. He bien, je dois dire que nous nous en sortons tres bien puisque Maribel me rejoint a Melbourne le 21 Mars. Ainsi, nous avons defie la distance et mis hors course la phrase "Loin des yeux, loin du coeur" ! Maribel et moi-meme ferons donc partie definitivement, si et seulement elle le decide, apres avoir rencontre Joseph et Syndee, de faire partie de la strategie de ce projet. Quoi de plus solide que deux couples travaillant main dans la main et dans la meilleure ambiance, sincerite et confiance qui soit. Vous comprendrez donc qu'il me tarde son arrivee....

Ainsi, nous passons quelques jours ici a Perth, chez un ami de Markus. Il nous a laisse la maison pour la semaine, notre objectif est d enregistrer un Cd afin de recolter quelques fonds. Ha oui, markus est un allemand rencontre 15 jours plus tot a Margaret River. Il a 20 ans et est un sacre debrouillard. Il a achete un 4x4 toyota Lancruiser qu'il a retape a neuf. nous sommes donc monte avec lui a Perth et nous irons probablement a Melbourne avec lui. Ce sera une grande traversee !

Quand a Seb, nous cherchons activement un Van pour qu il puisse s epanouir dans les meilleurs conditions de creativite. Nous en avions trouve un la semaine derniere, mais apres un jour d'essai il est tombe on panne. Oblige de se faire remorquer !

Mes papilles sont toujours aussi ravi puisque j ai enfin goute a l'emu, sorte de grande autruche, mais aussi les abalonies qui sont les meilleurs coquillages que j'ai mange de toute ma vie. Pour info, je vous rappelle qu'il me reste toujours environ 0 dollars sur mon compte australien et je n ai jamais vecu aussi aisement. La magie de l'Australie quand tu viens avec le bon etat d'esprit... D'ailleurs, j'ai oublie mon portefeuille ainsi que mon passeport a Esperance chez la famille aborigene' a plus de 1000 km d'ici.
Je peux vous assurer que nulle part dans le monde, vous n'eprouverez cette sensation de liberte et d'engagement. La devise australienne est la suivante : "If you can't find it, build it!" qui signifie : "Si tu ne peux pas le trouver, construit le!". Viva Australia !
Vous devez par la meme vous demander comment ca se passe avec l'Anglais ? he bien, c'est formidable. Je ne suis deliberement en contact avec aucun francais, a vrai dire, je cherche meme a les fuire. Et c'est la meilleure facon d'ameliorer son anglais. Ainsi, je suis uniquement entoure de personnes anglophones, y compri de reel Aussies. A mon retour, je pense que ceux qui parlent anglais americain ou meme british auront du mal a me comprendre tellement l'Australien est truffe d'Argot. But should be right Mate! Concernant Seb, ceux qui le connaissait avant avec son anglais de classe elementaire vont etre tout a fait surpris !

Je ne peux malheureusement pas m'etendre plus pour aujourd'hui, j'espere que cet article vous plait, j ajouterai des photos plus tard, et je conterai de nouvelles aventures.

Jp

Posted by Jean-Philippe at 11:48 AM | Comments (6)

décembre 07, 2005

Nous sommes en Vacances !!!!

Nous avons enfin terminé tous les impératifs relatifs à ce voyage (presque). Le van est équipé, tout est en place à l’intérieur, nous l’avons enregistré aux autorités australiennes. Nous n’avons plus de problèmes avec notre banque.

Nous avons maintenant de nouvelles armes « made in Australia » : une guitare, un surf, un body board et deux cannes à pêches !
Pour la première fois depuis notre arrivée nous pouvons souffler ! Nous nous en sommes rendus compte lorsque Jean-Phi m’ a demandé tout à l’heure ce que nous allions faire demain ( peut être aller surfer, voir le « pinacle desert », visiter le zoo de Perth, chercher du travail, descendre à Margareth River, chercher du travail là-bas !!!).

Cet après midi nous sommes dans le centre ville de Perth (1,4 millions d’habitants). C’est très animé car c’est bientôt noël ! Nous avons du mal à nous y faire, le 24 décembre en tongues (nous en avions toujours rêvé !).

Perth.jpg

J’espère que vous ne nous en voudrez pas trop mais nous pensons prendre deux ou trois jours de vacances…donc sans articles !
Nous sommes désolés mais nous pensons qu’elles sont vraiment méritées ! Et puis ça nous permettra certainement de prendre enfin un peu de recul !

De toute façon on pense quand même à vous et nous aurons tous plein de choses à vous raconter !
A bientôt, et encore une fois merci pour tous vos commentaires !

Posted by Jean-Philippe at 04:06 PM | Comments (8)

décembre 06, 2005

Jeroen & Tom

Je vous présente Jeroen et Tom. Jeroen est prof de musique en Hollande et Tom est un joueur professionnel de digeridoo, il est allemand mais installé en Australie !

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Hier soir nous avons été invité à manger chez tom… je vais vous raconter comment nous sommes arrivés jusque là !

En début d’après midi Jean-Phi s’occupait de la maintenance du site internet. Etant inutile je me suis rendu au magasin d’à côté, on y trouve des digeridoo et des percus. Je ne sais pas si c’est parce qu’on semble différent mais à chaque fois que l’on rentre dans un shop les vendeurs nous demandent toujours quelque chose et nous racontent des histoires ! Comme à l’accoutumée j’explique que j’arrive de France, plus précisément de Corse. Les personnes sont toujours stupéfaites (c’est vrai que nous venons de loin) ! Près de la caisse du magasin je reconnais un trompettiste que j’avais vu jouer au festival de Fremantle. Bien entendu je saute sur l’occasion et lui dit que je suis guitariste et que je l’ai vu la semaine dernière. Il n’a pas le temps de me répondre que je lui propose déjà de jouer avec moi, ma guitare étant tout prêt, dans la voiture.
Nous voila parti en « jam session », les vendeurs semblent apprécier… moi aussi !
On décide d’aller jouer dans la rue. C’est parti, nous nous installons sur une place !


En chantant Corse je prends quand même conscience d’une chose en regardant les passants surpris de ne pas entendre Anglais : nous sommes en Australie ! C’est dément ! Ambiance !
Comme vous avez déjà pu le remarquer à travers les articles précédents, la musique est omniprésente dans la culture australienne et il est courant de voir des musiciens se donner dans la rue ! C’est le début de l’intégration ! Si cette approche musicale a une connotation négative en France (dehors les romanos !) ce n’est pas le cas ici ; bien au contraire.
Notre musique semble appréciée ! Les gens s’arrêtent quelques instants, nous sourient et reprennent leurs chemins. Puis un s’approche de nous…je me demande ce qu’il veut. Jeroen lance alors sa casquette au sol ! C’est le début de succès, les pièces commencent très vite à résonner. 10 dollars en une demi-heure !
Jeroen me demande si on se les partage… Bien entendu nous décidons d’aller boire un verre ensemble, ça tombe très bien car Jean Phi vient d’arriver.
Nous partons à la recherche d’une bonne brasserie. En chemin nous rencontrons Tom que j’ai aperçu tout à l’heure, au magasin.
Jean Phi est déjà très à l’aise en Anglais. Alors que je ne bredouille que difficilement quelques mots monsieur se lance dans une discussion politique avec Tom. Apparemment ce dernier apprécie puisqu’il nous invite à manger chez lui!
Au vu de la photo vous pouvez imaginer la suite… Tom m’a vraiment impressionné, c’est un professionnel et fait partie des meilleurs, il nous a d’ailleurs fait une démonstration absolument incroyable (je ne savais même pas qu’on pouvait jouer sur une tonalité avec un Digeridoo !). Pour finir Tom nous invite à dormir chez lui !

Une journée fantastique s’achève en Australie.

Posted by Jean-Philippe at 03:56 PM | Comments (0)

décembre 05, 2005

Notre première nuit dans le Van !!!!

Ca y est, on l’a fait ! Nous avons quitté hier notre ami Craig pour prendre notre envol !
Nous sommes partis à 19h pour manger un morceau puis nous avons rejoint Chrissie, une amie française rencontrée en Corse qui, elle aussi fait le tour de l’Australie avec son copain Jean-Charles.

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Nous nous sommes donnée rendez-vous à Cottesloe, un quartier balnéaire de Perth… très dynamique ! Là-bas se trouve le backpacker le plus branché de Perth, où nous avons discuté avec quelques personnes. Le fait d’être français joue beaucoup en notre faveur ! Nous avons assisté à un concert, le bar était bondé, je pense plus de 500 jeunes (Australiens et étrangers et même quelques français) !. Ensuite, nous sommes partis en discothèque, l’entrée était gratuite, mais chose surprenante, les vigiles regardaient très attentivement toutes les cartes d’identité. C’est agréable de sortir tôt le soir, chose habituelle ici, puisque nous sommes ressorti de la boîte vers minuit.
Nous avons laissé Chrissie et Jean-Charles pour nous diriger vers une plage au Nord de Perth. Le Van enfin posé sur le parking, nous nous sommes affairé à en faire notre nid pour la nuit. Il y avait quelques voitures également sur le parking, sûrement des personnes faisant comme nous. Quel bonheur de s’endormir à 50 mètres de la plage, le bruit des vagues dans les oreilles, le vent secouant les paréos du Van (on n’a pas trouvé d’autres rideaux ;)) et Seb jouant quelques morceaux de guitare.

Voici notre nid :
InsideSeb.jpg


»InsideJp.jpg"

Finalement nous avons passé une très bonne nuit, et ce matin, nous sommes allés acheter la planche de surf de Seb et quelques autres affaires pour compléter notre Van. En discutant dans la rue, nous avons même trouvé un travail ! 2 personnes de l’association Greenpeace nous ont proposé de faire des démarches dans la rue pour collecter de l’argent, le job peut être sympa pour rencontrer des gens et améliorer notre anglais, mais nous allons aussi contacter la personne que nous avons rencontré au concert de Cat empire pour travailler dans un pub.

Pour finir, nous souhaitons également remercier tous nos lecteurs assidus (La famille, les amis) pour tous les commentaires posés sur le site. Cela nous fait énormément plaisir, nous n’avons malheureusement pas le temps de répondre à tous vos messages, mais sachez qu’ils nous font très plaisir alors n’hésitez pas à nous écrire encore et encore !
Nous avons également résolu notre problème pour la galerie photo, nous les avons maintenant toutes mises, les chansons de Seb sont également en ligne, donnez nous en des nouvelles.

A bientôt pour la suite de nos aventures.


PS: Au fait, vous avez du entendre parler de la meteorite touchant l'Australie vers Perth, hé bien, nous l'avons vu ! 1 eclair déchirant le ciel, on a cru tout d'abord à un orage. Nous sommes vernis !

Posted by Jean-Philippe at 06:58 AM | Comments (6)

décembre 02, 2005

Deja une semaine

Hé oui, déjà plus d’une semaine que nous sommes arrivés et nous ne voyons toujours pas le temps passer. Nous partageons nos activités entre la rénovation du Van, la plage et les barbecues.

Pour faire taire tous mes détracteurs ( !), j’ai enfin décidé de prendre la plume pour écrire un article. Ce n’est pas l’envie qui me manquait, mais avec Seb, nous nous sommes partagés certaines taches et la maintenance de ce site me prend également beaucoup de temps.

Mes premières impressions depuis que je suis ici sont très positives. Tout va très vite pour l’instant entre la découverte de ce continent aux milles facettes, la rencontre d’australiens, l’achat du van, tant est si bien que nous avons du mal de prendre du recul.

Tout se passe extrêmement bien depuis notre arrivée et cela en grande partie grâce à Craig. Grâce à son excellent français et sa culture, il représente une vraie mine d’or pour nous. Vous savez tous à quel point ma curiosité est exacerbée, alors imaginez vous la façon dont je le harcèle chaque jour par mes milles et une questions !
Nous apprenons donc beaucoup d’expressions typiquement locales, mais nous nous instruisons également constamment sur la culture australienne grâce à lui.

Ce qui m’a le plus frappé jusqu’à maintenant ? Hé bien disons que je me suis initié à la conduite à gauche avec notre van de 4 mètres de long, je dois admettre qu’il me faudra un petit temps d’adaptation !
Je suis également agréablement surpris par la mixité culturelle qu’il règne ici. Et cela sans la moindre difficulté. Ceci nous permet de manger très varié, et donc de goûter à des plats que nous n’avons pas l’occasion de manger en France. De plus, la nourriture ici est beaucoup moins chère qu’en France et nous mangeons presque toujours dehors. On sent la proximité du continent asiatique avec toutes ses saveurs différentes.

Les gens ici sont vraiment cool, ils ont le contact facile. Le propriétaire de la maison ou nous logeons actuellement est, comme beaucoup d’australiens, très sportif. Il va nager à l’océan tous les matins en prévision d’une course qui aura lieu au mois de mars à Perth : La « Rottnest swim ». Cette course de 19 km à la nage relie Perth à L’île de Rottnest au large de Perth.
Nous nous sommes déjà adapté au rythme de vie local, puisque nous nous levons tous les matins à 7h30. Ici, le soleil se lève actuellement à 6h du matin pour se coucher à 18h. Autant dire qu’à partir de 21h, nous avons les yeux qui commencent à tomber et pensons déjà fortement à notre lit !

Concernant notre planning, nous prévoyons de rester chez Craig jusqu’à dimanche, puis d’aller tenter l’expérience des backpackers (sorte d’auberge de jeunesse) quelques jours afin de rencontrer des gens. Enfin nous descendrons travailler et surfer un peu plus au sud, à Margareth river, qui est selon les australien occidentaux un petit bijou de paradis.

Nous avons achetés tout le matériel de camping dans des magasins du style « la croix rouge » en France pour quelques euros. Ici, cela se fait beaucoup, il y a un gros marché de l’occasion. Nous avons même acheté un canapé que nous pourrons poser à loisir sur la plage, afin d’être assis confortablement en préparant notre barbecue.

Il y a tellement de choses à dire encore ! Mais le temps est notre pire ennemi et je dois déjà me déconnecter pour continuer à peindre le van. Promis, on vous envoie les photos dès que possible, cela devrait être dans moins de 3 jours.

Posted by Sebastien at 05:52 AM | Comments (5)

novembre 29, 2005

Nous avons acheté le van !

Tout se passe pour le mieux jusqu’à présent, même la partie rébarbative des impératifs de paperasse. Dès le premier jour, nous avons pu ouvrir notre compte australien sans aucune difficulté. Aujourd’hui nous avons acheté le Van, c’est un Mazda de 225 000 kilomètres. Nous vous raconterons son riche vecu prochainement !

Nous pouvons remercier Craig sans qui nous aurions rencontré de nombreuses galères. Il est toujours là pour nous expliquer les formalités australiennes. C’est lui qui nous a dégoté ce superbe Van. Bien sûr il y a du travail à faire, quelques points de rouille à gratter et une couche de peinture à passer… Mais c’est justement ce qui fait son charme, on va pouvoir le « customiser » à notre bon vouloir.
Cet après midi nous avons acheté une partie de l’équipement pour notre périple, nous poursuivrons demain. Je vous communique la liste des objets manquants : matelas, sac de couchage, rechaud, lampe torche, jerrican, tente, chaussures de randos, grille, basket, bougies, surf. Je crois que vous avez compris, nous partons à l’aventure !
Si tout se passe bien, nous irons affronter les vagues de MARGARETH RIVER (Maggie pour les australiens) ce week end ! (enfin… !).

Nous connaissons quelques problèmes avec la connexion internet pour le moment. Ne nous en voulez pas trop si nous ne publions pas des articles plus souvent, mais l’accès au web nous impose de fortes contraintes.
Nous rencontrons également des problèmes avec la galerie photo, cela devrait s’arranger. (il y a deja de très sympathiques photos !). Vous pourrez également écouter très prochainement les compositions musicales enregistrées à Paris (à ce propos un grand merci à John pour sa gentillesse et son travail).

Nous n’allons pas nous éterniser car nous avons encore à peu près un bon milliard de choses à faire et de toute façon encore un autre bon milliard de choses à vous raconter.
Nous savons que vous en attendiez un peu plus mais pour le prochain article on vous promet de vous montrer notre Van. A bientôt sur le site, bye bye !

Posted by Sebastien at 02:38 PM | Comments (7)

novembre 28, 2005

Festival de Fremantle

Comme vous vous en doutez nous rencontrons des difficultés à parler et à comprendre l’anglais, nous sommes sur le terrain et non dans des salles de classe. L’accent australien est difficile à saisir, ils coupent régulièrement les mots… Cependant il est teinté d’exotisme ce qui récompensera nos efforts.
Chaque jour qui passe est un cadeau du ciel, je me demande comment est ce possible qu’il y ait toujours quelque chose à faire ici. Aujourd’hui c’était la fermeture du festival de Fremantle, bien sûr nous y étions !

La journée commence de bonne heure en Australie. Nous sommes réveillés vers 7 heures. Cela nous permet d’écrire nos articles, de trier les photos. Il y a un travail colossal, bien plus important que celui auquel nous nous attendions…
Nous allons à Fremantle manger dans un pub qui est également une brasserie. Beaucoup d’australien fabriquent eux-mêmes leurs bières, nous en avons déjà testé à l’occasion de barbecues ; « ok, it’s delicious ! ».
Avec Jean Phi nous dégustons nos premières brochettes de Kangourous, la viande est très tendre et nous rappelle du filet de bœuf avec beaucoup plus de goûts.
Nous nous baladons dans la rue, il y a de la pelouse partout, les espaces sont grands.
Peut être est-ce une explication du bonheur des australiens ?
Nous rentrons dans une sorte de souk. J’y achète un chapeau. J’hésite entre la paille et l’original… Je choisis l’australien en pensant à mon ami Dadou qui était mort de rire la veille du départ en pensant au « hat » sur ma tête ! Et bien comme promis, pour mon petit dadou :

Photo 056.jpg

Lorsque nous quittons le marché il y a une grande agitation dans la rue : c’est la parade du festival de Fremantle.

Photo 063.jpg

Vous trouverez toutes les photos du festival dans la galerie.

Puis Craig nous amène dans un pub ou règne une ambiance très festive, il n’est pourtant que 4 heures de l’après-midi !
Certaines personnes à Perth ont des moustaches rigolotes, voir ridicules. Craig nous explique que chaque année au mois de novembre des personnes se laissent pousser cette fameuse moustache, on les appelle les « Movember » ( un jeu de mot entre moustaches et novembre).Les movembers se font sponsorisés et l’argent qu’ils reçoivent est redistribué aux laboratoires de recherches du cancer de la prostate. Ainsi comme nous arrivons à la fin du mois c’est le temps de retrouver les joies d’une peau douce :

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D’autres australiens se font également raser la tête à la même période, ils soutiennent les enfants atteints du cancer. C’est une preuve de grande solidarité dans la société car ils sont nombreux à « jouer le jeu ».
Peut être peut-on faire un parallèle avec notre journée de solidarite?


Nous nous remettons en route vers la voiture. A un carrefour il y a un DJ qui s’apprête à mixer, il est 18H. Il y a quelques personnes autour, tout semble normal.
« Welcome to Fremantle Festival »

Premier coup de basse. A partir de ce moment il se passe quelque chose d’incroyable. Toutes les têtes se tournent, les gens se rapprochent, on sent une énergie monter. Et c’est reparti ! C’est vraiment fantastique, tout le monde afflue des quatre coins des rues pour retrouver le même dieu unificateur : la musique.
Je regarde avec stupéfaction les visages autour de moi, ils expriment du bonheur et de l’émotion.
Je sais bien que vous pensez que je ne suis pas très objectif mais je peux vous jurer sans aucune hésitation que tout le monde est heureux autour de moi !
Je me retrouve devant la scène, entouré d’enfants de 5 ans et de leurs grands-parents !
L’ambiance est exponentielle, il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de « power », de « feeling ». Et ça monte, ça monte encore, puis toujours !


Le moment est extraordinaire, nous nous regardons avec Jean-Phi… pas besoin d’en rajouter.

Posted by Jean-Philippe at 07:30 AM | Comments (5)

Arrivée en Australie, Perth.

Cela fait maintenant quatre jours que nous sommes à Perth, en Australie. Il s’est passé tant de choses que l’on a même pas eu le temps de poster un article pour notre arrivée, la connexion internet étant difficile d’accès.
Nous allons maintenant tout vous raconter… commençons par le commencement, quelques minutes avant l’atterrissage.

Nous survolons désormais le territoire australien, ce sont de grandes étendues désertiques illuminées par le lever du soleil, « notre premier sunrise » me glisse Jean Phi, les yeux pétillants.

Departure 034.jpg


Lorsque les roues de l’avion touchent enfin le sol une grande émotion nous envahit : nous sommes en Australie !!!!
Nous débarquons et passons le service d’immigration. A la sortie nous attend Craig en short et en claquettes : le ton est donné. Derrière lui on peut voir à travers les baies vitrées le vent caressant les palmiers…

Nous montons dans une vieille holden EJ de collection datant de 1962. Contact allumé, le blues de Rory Gallagher nous conduit sur les routes australiennes. A partir de ce moment nous pénétrons dans un rêve.
Nous arrivons chez Craig à Fremantle, la maison est fantastique, dans un quartier typiquement australien.

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Nous avons à peine posé nous affaires que nous partons à la plage. Les routes sont larges, parallèles et perpendiculaires les unes aux autres.
Tout de suite nous prenons consciences des différences culturelles qui existent. Les australiens vont plutôt à la plage le matin car l’après midi le thermique se lève (le vent) et est très puissant. Les écoliers ont six heures de sport par semaine et pratiquent de nombreuses APPN (activités physiques de pleine nature). La plage est un lieu sportif de prédilection pour la pratique du volley ball, du surf…Nous assistons d’ailleurs à un cours.
Malgré la chaleur les écoliers gardent leurs uniformes sportifs et se baignent même avec. Il faut rappeler qu’environ les 2/3 de la population sont touchés par le cancer de la peau.

Après notre premier bain australien, l’appétit grandissant nous amène en ville. Il y a de l’espace, les rues sont magnifiques. Nous avons droit aux explications de Craig. Les superbes bâtiments du quartier « notre dame » -de deux étages au maximum- qui nous entourent appartiennent à l’université, ce sont des salles de classes (ils ont de la chance les étudiants !). Fremantle s’est développée à partir de 1982 après qu’un bateau australien gagna pour la première fois la « copa del america » ( le logo du kangaroo boxeur est connu depuis cette victoire ).
Fremantle est un quartier riche de la banlieue de Perth, il y a un million d’habitants.


Nous arrivons sur une place et le spectacle est extraordinaire. Il y a un groupe qui joue (un homme et une femme) sur une scène, devant eux quelques chaises et autour de nombreux petits stands pour déjeuner. Jusque là il n’y a rien d’extraordinaire. Pourtant tout le monde semble heureux. Les gens prennent le temps, sourient, rigolent. Des petits groupes assis sur la pelouse regardent les petits enfants chahuter. Cette image que l’on a du « rêve australien » existe bel et bien !
Je regarde Craig qui comprend mon étonnement et me dit tout simplement : « no worries » ce qui signifie pas de soucis. Il semble que la culture australienne s’enorgueillit de cette expression, tout le monde la prononce et surtout… l’applique !
Nous rentrons enfin à la maison après une journée très éprouvante, nous sommes touchés par le décalage horaire…

A peine réveillé c’est déjà reparti, Craig est vraiment très actif. Il nous emmène sur une nouvelle plage ou des scolaires organisent un tournoi de volley. La lumière, le sable et la mer sont vraiment superbes.
Nous décidons de visiter le parc national « Kings Park » d’où on peut avoir une vue magnifique de tout Perth. Nous avons en plus les commentaires de Craig qui est vraiment un érudit de l’histoire de son pays, et de l’histoire en général, il semble tout connaître. Le parc est littéralement collé à la ville, vous pouvez imaginer comme tout peut être beau ici. Il y a des bancs et de la pelouse absolument partout, les plages sont aussi vastes que magnifiques !

A peine le temps de manger que nous partons chercher le car que Craig a loué pour aller au concert de ce soir, nous serons 25 à aller voir « Cat Empire ».
Avant de s’y rendre nous rejoignons tous les amis de Craig dans un pavillon. Nous buvons une bière, échangeons quelques paroles. Avec Jean phi nous savons la chance que l’on a, nous sommes en plein dans la culture australienne et cela grâce à Craig. Nous nous mettons en route, il y a une ambiance de folie dans le car.
Nous arrivons sur le lieu du concert, c’est vraiment incroyable. Ce n’est pas du béton ni des immeubles qui nous entourent mais de la pelouse et des arbres. Tout le monde semble vraiment heureux, les gens n’ont aucune retenus pour exprimer leurs sentiments. A une centaine de mètres devant nous se dresse une petite butte ou les gens sont regroupés. On y entend de la musique qui s’y échappe. Nous avançons… nous sommes presque au sommet; nous nous regardons avec Jean Phi…encore quelques pas… c’est parti !

Les cris de la foule nous saisissent ! Nous nous trouvons sur les hauteurs d’une arène! Comme dans les théâtres grecs il y a la scène qui se situe tout en bas et les musiciens qui se préparent. C’est une véritable effervescence, il y a absolument tout le monde qui remue, qui rigole.

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Avec JP nous n’en croyons pas nos yeux. Nous sommes sous le charme quand soudain retentit le premier son de batterie. A ce moment précis il se passe quelque chose de fantastique. Tout le monde s’affole, les personnes les plus éloignées arrivent en courant. Vivent-ils si intensément la musique ? Le concert commence, nous pénétrons dans la fosse.
Dans ma vie j’ai pu assister à quelques concerts mais je peux vous jurer que je n’ai jamais vu ça, je ne sais pas s’il existe un meilleur public que celui australien ! C’est absolument extraordinaire, il y a une vraie communion. La foule se déchaîne comme des militants lorsque le chanteur dit :
“Music is the language of the soul, Our weapons are our instruments”
“La musique est la langue de l’âme, nos armes sont nos instruments »

A ce moment précis je me souviens avoir pensé : « peut importe ce que l’avenir m’apportera, rien que pour cette sensation, il fallait venir !». Jean phi est venu me dire la même chose quelques secondes après.
Le temps de redescendre sur terre nous sommes devant le bus. Les australiens semblent ne pas connaître le stress, toutes les personnes qui passent tout près nous envoient quelques mots.
.Nous remontons dans le car et allons chez des amis à Craig. Je prends la guitare, les gens semblent apprécier. Jean Phi prend contact avec la responsable d’un bar qui cherche des serveurs, il échange les numéros. De mon côté je rencontre Patrick qui habite à Adélaide et qui est en vacance avec son amie à Perth jusqu’à mardi. Il me donne son email et nous invite à Adélaide pour une « Jam Session » c'est-à-dire un bœuf (une impro) entre musiciens.
Ah oui, j’ai oublié de vous dire que j’ai acheté une guitare, une guitare australienne, cela va de soi. C’est une Maton ! Elle sonne vraiment bien, le son est typique puisque c’est une édition spéciale en bois d’erable du queensland !

Chaque heure qui passe est incroyable, grâce à Craig nous sommes immergés dans la culture australienne. Il y a tant de choses à raconter. Nous arrivons à l’instant d’un barbecue. Le barbecue australien n’est pas un mythe, les australiens en sont friands ! Jean Phi a dialogué avec quelques personnes, j’ai pu faire ma première « jam session »…

Pour résumer tout est vraiment extraordinaire, nous vivons jusqu’à maintenant le plus beau rêve de notre vie. Le maître mot australien est ‘no worries’ et résume tout à fait le début de notre périple.

Posted by Jean-Philippe at 06:24 AM | Comments (6)